Thursday, 29 December 2011

'' Noël en famille, Pâques aux Antilles ''

Aaah les Fêtes de Noël, toujours un casse-tête à organiser, et pas vraiment reposantes, mais de très bons moments en famille, la plupart du temps... si l'on s'organise bien.

Comment gér
er famille et belle-famille ? Les trajets ? Les enfants surexcités et déboussolés ? Les cadeaux, les bagages ? La fatigue ? 
Après 2,3 Noëls mouvementés, voici quelques conseils pour bien gérer un Noël en famille, surtout si vous avez des enfants, et que vous habitez loin:


- 1ère règle d'Or: ne faites qu'un 1 seul endroit par an, il faut choisir: famille ou belle-famille, pas les 2... même si elles n'habitent pas loin, j'ai déja testé le changement de maison, c'est l'enfer: refaire les valises, re-défaire les valises, ré-habituer les enfants a un nouvel environnement (prévoir 2,3j soit souvent le temps du séjour!)... l'idéal est de faire 1 an sur 2, à caler avec vos autres frères-soeurs, pas toujours facile mais ca vaut le coup.


- 2ème règle d'Or: organisez-vous à l'avance: prenez les billets très tot, pour une question de cout et aussi de disponibilité (pour éviter le vol de 5h du mat le 24), habitant Londres, la période de Noel en avion ou train, c'est du délire; prenez l'option 'speedy boarding' afin de ne pas faire la queue pendant 2h, et arrivez à l'avance à l'aéroport (ou gare), meme si vous avez du temps a tuer, vous trouverez toujours quelque chose à faire sur place (shopping!) et serez beaucoup plus relax.


- Prévoyez un plan B: Noël c est aussi synonyme de neige, grèves, annulations dans tous les sens... l'an dernier c'etait la neige et un stress intense jusqu'au départ... annuler? pas annuler? queues infinies pour réussir a prendre un avion/train de remplacement, avec le froid, le bruit et les petits qui en ont marre, du masochisme pur. Alors dites-vous que si vous ne pouvez pas rentrer, tant pis, prévenez quelques amis sur place qui seraient disponibles au cas ou.


- N'écoutez pas les commentaires des uns et des autres: 
'Oh pourquoi il crie Arthur?'
'Dis donc il est turbulent'
'Je crois qu'il a froid la'
'Il pleure dis, tu le laisses pleurer comme ca?'
Oui chacun a son opinion à donner sur vous et surtout vos enfants, mais personne ne les connait vraiment, et ils sont souvent tres pertubés pendant cette période, alors ne vous prenez pas la tete, et souriez gentiment en laissant passer les réflexions... ou allez faire un tour en famille restreinte.


- Essayez d'avoir une chambre calme dans la maison, si possible avec SDB privatisée, ca change tout d'avoir son coin a soi, et de ne pas faire la queue pour la douche...


- Voyagez léger: si possible, prévenez votre famille que vous n'avez pas beaucoup de place pour les cadeaux, à l'aller comme au retour, donc light sur les cadeaux. Une option est de faire livrer les cadeaux directement au lieu d'arrivée, afin de ne pas les avoir en bagages (souvent 20kg max sur les vols!)


- 3ème règle d'Or: essayez, si vous le pouvez de ne pas rentrer trop longtemps et de garder vos jours de vacances pour partir en voyage au soleil quelques semaines plus tard: janvier, février ou mars, car oui Noël c'est sympa et convivial, mais non ce n'est absolument pas reposant... le monde, le bruit, les repas costauds et interminables, souvent bien arrosés, les petites querelles inter-familiales, on est content de rentrer chez soi après pour se reposer (ne pas reprendre le boulot tout de suite!) - alors faire un vrai break de l'hiver après Noël, au soleil, c'est la meilleure solution pour tenir jusqu'à l'Eté.


- Essayez de prévoir une autre date pour voir la famille 'délaissée', ou faites les venir sur place pour une journée si ce n'est pas trop loin! Mais apres tout, on n'est pas obligés de feter Noël le 24, cela peut etre plus tot en décembre ou plus tard en janvier, comme ca tout le monde est content !


BREF, n'en faites pas trop pour faire plaisir à tout le monde, sinon c'est vous qui n'y prendrez aucun plaisir, et ce serait dommage, lors d'une Fete si joyeuse et chaleureuse!


D'ou mon nouvel adage qui résume bien la situation : 
'' Noël en famille, Pâques aux Antilles ''- beaucoup plus sympa que la traditionnelle: '' Noël au balcon, Pâques au tison! ''


Sur ce, BONNES FETES DE FIN D'ANNEE A TOUS ET MERCI DE NOUS SUIVRE !




    

Friday, 25 November 2011

Culpabilité et maternité s'accordent parfaitement

Je culpabilise
Tu culpabilises
Nous culpabilisons
...


La vie de maman active se résume concrètement à ça : 


Je me lève en retard pour le boulot après une nuit agitée, je prépare mon fils en 2 sec, et n'ai même pas le temps de jouer avec lui, je culpabilise. Mince, la couche est pleine, mais pas le temps de le changer ni de lui faire des calins, il arrive à la crèche en pleurs, mais je dois partir vite fait, je culpabilise.


J'arrive au bureau 35mn en retard, en essayant de rentrer toute discrète, mais voila, tout le monde est déjà là... je culpabilise.


Je bosse dur, tout en pensant à mon fils en larmes, et la je me rends compte que j'ai oublié de mettre doudou dans le sac... je culpabilise.


Ma boss me fait remarquer que j'ai complètement zappé le meeting sur les 'médias sociaux', 'oui mais en fait heu j'avais un autre meeting urgent' mensonge total - je culpabilise.


Je prends un rdv de médecin pour le petit chez le GP du coin, sachant que je ferais mieux d'aller au Médicare francais à l autre bout de la ville, mais ppffff c'est loin - je culpabilise.


Histoire de me changer les idées, je vais faire un peu de shopping à  l'heure du dèj, au lieu d'aller me défouler au sport, et sachant que le budget ne le permet pas vraiment... je culpabilise.


17h - la journée de boulot se termine, je me lève et pars, sous le regard noir de tous mes collègues (sans enfants) qui vont probablement bosser encore 2h et qui se disent 'hum en plus elle est arrivée en retard ce matin!', je rougis un peu et culpabilise.


J'oublie de faire les courses pour le diner de ce soir, et en plus c'est l'anniversaire de mon mari, oops, je lui trouve un cadeau vite fait et arrive bien évidemment en retard à la crèche, ou les nounous m'attendent avec des couteaux à la place des yeux, et mon petit est toujours en larmes: je culpabilise.


Et la je me rappelle que j'avais un diner prévu avec 2 copines, que j'ai déjà décalé 2 fois, mais pas le choix: obligée d'annuler... bon c'est sur la prochaine fois, elles ne me proposeront pas... ça me rend triste et en plus devinez quoi ? Je culpabilise.


Je suis énervée, et gronde ma progéniture qui a encore dessiné sur le canapé, le met au lit avec un bib' et me dépêche de faire à diner (un truc pas tres potable) - après tout c'est l'intention qui compte non? Enfin, sait-on jamais, je culpabilise au cas où.


Et mouise, je devais absolument appeler ma grand-mère aujourd'hui pour prendre de ses nouvelles, ggrrrr, je culpabilise.


Finalement, tout est bien qui finit bien, bébé dort, le diner n'est pas si dégueu que prévu, et le mari content de son cadeau... ouf, je vais me coucher bien crevée et soulagée.


Jusqu'à ce que je fasse d'énormes cauchemars sur...? Vous devinez quoi.





















Wednesday, 28 September 2011

On a testé pour vous: Les vacances de beaufs*

Mon pire cauchemar de vacances (jusqu'à ce jour) a toujours été : les vacances en Club... et bien ne jamais dire jamais, car je viens de franchir le pas ! Progéniture 'oblige'.

Ma seule connaissance de ce type de vacances venant du film Les Bronzés, évidemment je suis plutôt sceptique... les GO, les crazy signs, la promiscuité, la vie en communauté, très peu pour moi.

Mais, voilà : c'est pratique et pas cher alors on tente (sur recommandation d'amis tout de même)... quelques impressions en 2,3 mots:

Ca commence plutôt mal car le vol est à 5h du mat, donc on se lève à 2h30 avec le petit (on mettra 2j à s'en remettre...); le vol est plein d'enfants qui hurlent, il fait chaud, bref plutôt cauchemardesque.

On arrive enfin sur cette  île grecque après 4h de vol agitées, où des hôtesses nous attendent pour nous envoyer dans des cars... hum toujours pas terrible, j'attends la farce des sauts d'eau à l'arrivée (cf le film)...

L'île est plutôt déserte et ne ressemble pas vraiment à la Grèce que j'ai connue plus jeune avec ses petis villages blancs et bleus... à l'approche du resort, on prend peur d'un coup car la route sépare la plage des hotels, aie aie aie.

Mais ouf, répis, le notre est le dernier de la côte et donc la route s'arrête juste à temps.
Une queue d'enfer pour le check-in (nous sommes 500 à le faire d'un coup!) puis on découvre enfin notre chambre... surprise: elle est très grande et propre, le mobilier est très correct et ça a l'air calme.

On se balade ensuite sur le resort, vues magnifiques et grandes plages tranquilles ; eau turquoise à 30 degrés et même un bar lounge design sur l'eau ! Agréable sensation qui continue ensuite chaque jour, où nous découvrons que tout est organisé autour des familles et des enfants, et que c'est super pratique :
- une crèche top moderne avec staff très expérimenté où on peut laisser les petits l'aprèm qui font des activités géniales de type jeux de plage, bateau, piscine, etc
- 3 restos divers, pas top luxe mais très corrects, et surtout de la nourriture à dispo pour les petits toute la journée
- une garderie le soir avec visionnage de DVD afin que papamanan puissent aller diner tranquille en amoureux
- plein d activités sympas : bateau, gym, spa, tennis, etc
- 2 piscines géantes et très propres, ce qui nous surprend ; en plus elles ne sont pas bondées...
- et surtout le CALME environnant, même si des soirées 'célibataires' sont organisées (karaoké, DJ etc) c'est tellement grand qu'on n'entend rien.

Et en plus des gens plutôt sympas et du même style que nous : parents modernes qui bossent, BREF aucun beauf a l'horizon ; même pas de JC Duss, ou de Christiane l'esthéticiiiiienne !

Au final pour résumer la semaine, que du repos, du bonheur, du soleil et des bons moments en famille, à notre rythme, et sans voisin 'relou' pour gâcher ça.

Je recommande donc (dépendant du type et du niveau de resort bien sûr, il faut bien se renseigner) pour les familles avec jeunes enfants, c'est un très bon mix de détente, avec que les bons côtés des enfants (pas de souci de préparer à manger, ranger, organiser les journées etc) qui eux sont ravis aussi !

Comme quoi, on change beaucoup quand on est maman, et on s'ouvre l'esprit... je me surprends moi-même, et referais volontiers des vacances en Club, ce qui signifie peut-être que je suis devenue beau moi aussi... hum.

* NB: Le beauf - mot d'argot français employé dans le langage courant - est un stéréotype de personne vulgaire, inculte et bornée.

     

Tuesday, 27 September 2011

Une maman dans la ville dans Ici Londres !

Le magazine des français à Londres publie ce mois-ci un de nos articles sur la médecine anglaise comparée à la francaise:

On les remercie vivement ! 
www.ici-londres.com

 

Wednesday, 7 September 2011

SUPERWOMAN en action

On a déjà évoqué plusieurs fois nos vies de mamans-superwomen sur ce blog, et du fait que l'on ne peut pas s'empêcher d'en faire des tonnes... mais en ce moment, c'est l'apogée de la superwoman!


Bizzarrement, alors qu'on a moins de temps, on a envie de faire plein de choses, et on est vachement plus créatives et énergiques qu'avant; à se demander ce qu'on faisait de notre temps avant BB ! 

Quelques extraits du quotidien d'une superwoman en action :


- SUPERmaman: du lundi au vendredi: préparer les affaires pour la crèche, penser aux repas de la semaine, être prête et préparer son fils le matin pour 8h pétantes, penser aux couches, au doudou et aux vitamines, faire un gros calin qui tourne parfois au drame, et revenir le chercher à 17h40 le soir, jouer, le calmer, le baigner, le nourrir, le bercer puis OUF break du soir.
 
- SUPERépouse: essayer de garder une vie de couple saine, en se faisant des bons petits plats, ou des sorties, être à l'écoute, conseiller, caliner et oublier la fatigue qui peut jouer sur la sensibilité...

- SUPERworkinggirl: continuer un rythme de travail intense, en faisant rentrer 5j de taf en 4j, finaliser tous les dossiers avnt 17h piles, ou tout le monde vous regarde partir avec envie et jalousie, et vous avec culpabilite, tout en sachant que votre 2eme journee de travail commence alors que vos collegues iront pendant ce temps se 'pinter' au pub.

- SUPERsportive: c'est pas tout ça, mais il faut aussi penser à soi! Tiens et si on s'entrainait pour faire une course de 5K avec les copines? Super idée, mais ça prend du temps,surtout quand on n'a jamais couru de sa vie; allez, à la gym 3 à 4 fois par semaine...

- SUPERcopine: je déteste les mamans qui laissent tomber leurs amies, une fois leur progéniture née (et les 3 mois d'enfer passés!). Ce n'est pas mon genre, surtout que j'ai besoin de les voir moi aussi ! Alors 1 fois par semaine au moins, déj et drinks avec les cops, pour écouter leurs derniers exploits de célibataire et les conseiller du mieux possible, avec parfois une petite pointe de nostalgiiiiie.

- SUPERfille: toujours la pour écouter ses parents, et essayer de leur filer un coup de main, avec tout ce qu'ils ont fait pour nous c'est un minimum.


- SUPERsoeur: revoir le CV en anglais de sa soeur qui rentre juste sur le marché du travail, lui donner des tuyaux et lui expliquer quelles sont les meilleures méthodes de recrutement aujourd'hui.


- SUPERorganisatrice: jongler entre la famille, le boulot, les amis, la santé, les vacances, les soirées, la femme de ménage, la baby-sit; et oui c'est moi l'organisatrice en chef, même si mon mari a beaucoup de qualités et en fait autant que moi au quotidien; un casse-tête qui me réveille même la nuit (m....e j ai oublié de passer à la poste!).


- SUPERbloggueuse: CQFD


- SUPERentrepreneuse: faire une vente de sacs crées par une amie, écrire pour d'autres sites, penser à ma reconversion: 'tiens et si je montais ça comme petit business?), les idées fusent non-stop.


- SUPER'jegivebackàlacommunauté': une pointe d'humanitaire pour couronner le tout: lever des fonds à l'occasion de notre course, pour les enfants africains... c'est aussi important pour moi.

=> SUPERcrevée mais j'adore ! Et j'y trouve mon équilibre; un peu de tout, à petite dose, voila la clé du bonheur...
Et d'ailleurs quand j'essaie de faire 2 choses à l'extrême, ça part vite en vrille (ex: faire la teuf un soir jusqu'a 2h et gérer le fils le lendemain matin ne font pas bon ménage...)

Monday, 22 August 2011

La vie d'une maman en vacances...

... ou comment faire tout ce que vous n'avez jamais le temps de faire, en déléguant vos tâches quotidiennes à votre généreuse famille qui n'attend que ça !

Voici une petite liste en vrac :

- manger une glace 'tarte citron meringuée' sur le bord de mer
- dormir jusqu'à 9h ou plus SANS interruption
- prendre le temps de se faire belle pour sortir 
- ne pas cuisiner 
- ne pas prévoir les repas de l'enfant pour la semaine
- ne pas le surveiller en permanence grâce aux 4 baby-sitters + 1 garde du corps qui s'en chargent pour vous
- regarder 'Plus belle la vie' avec ses nièces
- feuilleter tous les mags francais de l'Eté
- se doucher dehors
- faire un stage de voile en amoureux
- reluquer discrètement le mono de voile musclé et bronzé
- manger des fruits de mer à tous les repas
- faire un footing en bord de mer
- flâner sur les marchés d'été sur la plage
- faire un tour de manège avec votre fils
- partir en escapade amoureuse dans le bordelais pour une journée spa/château
- retrouver ses amis de jeunesse autour d'une bouteille de rosé
- prendre un apéro en famille au coucher du soleil
- s'éclabousser et se couler à tour de rôle dans l'océan frais
- se faire photographier sur la plage par un photographe pro puis se faire entuber en achetant 5 photos grand format car 'quand même c'est un super souvenir'
- se prendre l'orage juste au moment où on rentre dans l'eau
- vivre sans iPad, iPhone, iMac et Facebook
- regarder la météo, le tour de france, et les vieux films français
- faire des plans sur la comète du type 'et si on changeait de vie'... 
- être accablée par la chaleur caniculaire du sud et ne rien faire avant 17h
- faire une sieste à l'ombre d'un arbre
- revenir au boulot complètement à l'ouest et mettre 3j à lire tous ses mails; partager ses photos en ligne... en rêvant aux vacances, déjà lointaines.

Franchement le retour est un peu dur, mais c'est trop bon... vivement les prochaines, dans 1 mois seulement :-)

Friday, 22 July 2011

Sommes-nous (français) psychos des médocs ?

Le mois de Juillet à Londres, quelle merveille ! Je n'ai jamais vu autant de pluie de toute ma vie... au moins le jardin est vert !

Entre le fils, le mari et moi-même, nous avons bien enchainé les microbes et petites maladies pas graves mais très chiantes : sinusite, gastro, angine blanche, grippe, angine rouge, otites... rien que ça ! What a joy.

L'avantage c'est que ça nous a donné l'occasion de tester (ou re-tester) les médecins anglais du secteur public... et de pouvoir les comparer avec nos bons vieux médecins français.

Autant dire qu'on ne pourrait pas trouver plus différent dans l'approche et dans les moyens utilisés pour la guérison.

Bon, ok, c'est le secteur public, donc tout est gratuit, y compris les médicaments, rien besoin de payer à la source = gros avantage.

Le problème est que nous sommes habitués, nous expats francais, à des consultations ultra-detaillées (vive la Sécu!), à un service personnalisé avec toujours le même médecin, et un diagnostic précis avec moultes conseils pour le rétablissement et surtout une liste de médocs, équivalente à la liste des cadeaux de Noël de nos enfants.

Scary ? Oui, mais rassurant en même temps, on se sent totalement en securité, dès qu'on nous donne des anti-inflammatoires, suppos et antibios... c'est culturel, on ne peut rien y faire.

Les anglais, à l'opposé, sont beaucoup plus pragmatiques, légers dans leur approche, et 'nature'.
ex: pour mon angine: on m'a oscultée en tout et pour tout 20 secondes, et de loin (ils ne sont pas très confortables à 'tâter' leurs patients), et la conclusion immédiate a été:
'Ah ca c'est un virus, donc y a rien à faire'. Hum, un peu sceptique...
'C'est à dire heu je fais quoi au niveau de la douleur ?'
'Ben rien, ca va passer tout seul... enfin si, vous pouvez faire des bains de bouche à base d'aspirine...'
'Ah d'accord'.

3j plus tard, j'emmène mon fils voir la pédiatre du centre de médecins français (pas le même coût certes!) et là, un autre monde: elle le déshabille, l'osculte de haut en bas pendant un bon 20mn, avec beaucoup d'attention et de tact, le mesure, le pèse (oui ici, personne ne suit la courbe de croissance des enfants!!!), lui fait faire quelques tests, et notamment le test magique par la salive, pour savoir si c'est un virus ou pas.

En l'occurrence, ce n'est pas un virus (comme me l'avant gentiment affirmé mon médecin de la NHS), mais une bactérie, donc antibios et anti-inflammatoires exigés. OUF! me voila rassurée...

Plus une tripotée de conseils pour qu'il dorme bien la nuit, pour faire baisser la fièvre, etc... que c'est agréable.

Mais en prenant du recul, je me demande ou est la normalité dans tout ça ?
Est-ce nous, les psychopathes des médicaments, depuis notre plus jeune âge ? Ou est-ce les British, qui voient les choses plus naturellement 'un microbe ne reste jamais longtemps'...?
Est-ce le prix à payer en ne payant pas le prix ?

Statistiquement, il n'y a pourtant pas plus de maladies ou de morts ici en Angleterre... Je dirais même que les anglais ont un système immunitaire beaucoup plus résistant; il suffit de faire un tour à Picadilly Circus un samedi soir au mois de Janvier... les filles sont tout simplement nues, et n'ont JAMAIS froid !

Est-ce l'effet psychologique, rassurant de notre approche à la médecine qui marche ? Ou est-ce vraiment efficace de prendre tous ces médocs ? Que se passerait-il si on laissait faire la nature ? Est-ce qu'on guérirait moins vite ? Ou pas dutout ?

Difficile à savoir, surtout quand c'est ancré dans nos gênes... on n'a pas forcément envie de tester d'autres approches, surtout pour nos enfants.

Mon accouchement, dans ce sens, a été très long et laborieux, mais au moins j'ai évité la césarienne... cela dit, le risque pris était, je pense, énorme pour le bébé et pour moi. Donc au final, je reste sceptique et pense que 'trop de naturel tue le naturel', même si je reconnais qu'en France c'est aussi extrême à l'opposé, on en fait un peu trop.

Enfin, après + de 8 ans dans ce pays, cela m'épate encore, à chaque fois, et je crois que je suis trop française pour changer sur ce point !

Un peu de Doliprane pour le ptit-déj ?

...