Tuesday, 7 June 2011

THE RED DRESS & THE WHITE PIG

Aaaah rien de tel qu'un bon week-end entre copines pour se requinquer, se changer les idées et surtout rire et se détendre !

C'est aussi l'occasion de faire quelques expérimentations en tant que grande curieuse de la nature humaine, et de voir si l'on peut encore s'amuser autant qu'avant, en étant maman.

La réponse est OUI pour ma part, mais il faut être bien accompagnée par les bonnes copines ! On reprend vite ses marques d'ex-fêtarde, à la différence près que, cette fois, on est juste là pour profiter, sans arrière pensée ou dans le but de rencontrer quelqu'un, ce qui rend plus sûre de soi et nature ! 


Petite expérience, donc faite samedi soir : après une journée shopping où j'ai trouvé une super robe rouge, nous sortons toutes les 3, toutes belles et bien apprêtées, dans un endroit que je ne nommerai pas, et une ville qui restera secrète... pour éviter toute représaille.

La population de ce bar n'est pas fameuse - pas grave on est là pour s'amuser - mais on se fait quand même aborder par 2 mecs plutôt genre propre-sur-eux et pas trop débiles, et je décide de tester sur eux ma petite expérimentation.

On commence a discuter avec l'un des 2, tranquillement: 
'Que fais-tu ? Où vis-tu ? etc', 'Ah tu habites à Londres? Seule ou en colloc?'
Bon la bien obligée de casser le mythe et dire que je suis mariée et maman, ce qui crée l'effet escompté à savoir un bon 'Ah ok...' puis 30sec plus tard, 'Bon je vais faire un tour sur la piste, a +'. Fair enough...

Ce qui m'a choquée davantage est le 2ème protagoniste: plutôt sympa, et du genre 'sérieux' - le genre de mec que les mamans aimeraient avoir comme gendre - même scénario: 'Blablabla, alors c est sympa la vie ici?' Réponse : 'quand on est seul c'est pas super fun, y a pas grand chose a faire', 'ah d'accord, blablabla', je lui présente mes cops plus ou moins célibataires - oui je suis aussi là pour faire l'entremetteuse - elles accrochent moyen ou en tout cas ne sont pas dans le 'mood', donc bon je continue la discut', jusqu'au moment où inévitablement, je lui annonce aussi que je suis joyeusement-mariée-et-maman-donc-plus-sur-le-marché, et là surprise :

'Ben... moi aussi en fait, j'ai une femme et 2 enfants !'
'Mais euh tu ne viens pas de me dire que t'étais seul ?'
'Nan je parlais d une manière générale...'
'Ah t'es pas un peu menteur toi ?'
'Nan mais attends, c'est pas pour autant qu'on ne peut pas faire de rencontres intéressantes...'
'Mais tu ne portes pas d'alliance ?'
'Ben non pas ce soir...'


CLASSE !

Vu ma tronche, je pense qu'il a vite compris que rien ne se passerait, et donc il a fait comme son pote 'Bon ben je vais faire un tour!'


ANALYSE DE L'EXPERIENCE :
  • 1er constat: l'homme marié ne s'assume pas, surtout quand il est en mode 'sortie avec un pote' - je suis sûre qu'il est rentré tout penaud bien au chaud chez lui, en remettant discrètement son alliance !
  • 2ème constat: la femme mariée n'est plus intéressante pour le mâle dominant, même pour une simple conversation...
  • 3ème constat: ma nouvelle robe rouge a fait effet, ça fait toujours plaisir de savoir qu'on a encore un peu de 'mojo' !
  • 4ème constat: je suis contente de ne plus être sur le marché, car WOW ça a l'air de plus en plus difficile et surtout 'droit au but'...
Bref méfiez-vous mesdemoiselles! Cette race est partout et pas forcément visible à l'oeil nu.
Et si un mec vous parle, ce n'est pas pour jouer au Scrabble ou pour votre expertise du castor-lapon-du-Tadjikistan...

Que sont devenues les valeurs de courtoisie, fidélité, respect, politesse, sympathie et romance ? Peut-être suis-je très naïve ou juste vieux-jeu, mais c'est dommage ; cela dit je ne généralise pas, et c'est aussi peut-être propre à certaines cultures ou certains âges... les anglais sont, je trouve, un peu plus gentlemen par exemple (sans l'effet alcool bien sûr).

Heureusement que les copines sont là en tout cas, ça c'est une valeur sûre, même si parfois 'elles ne peuvent pas comprendre' les joies et difficultés d'être maman, c'est toujours un soutien énorme, malgré la distance et le temps qui passe... Et ça, ça vaut bien tous les hommes de la terre !

Tuesday, 31 May 2011

Trop de diversité tue la diversité ?

Tout d'abord, un GRAND merci à une amie qui m'est chère, et qui a créé rien que pour moi, un joli dessin pour le blog (à droite), c'est juste parfait !

Le thème du jour, pour revenir à des sujets plus pratiques, concerne la nourriture donnée à mon petit dans sa crèche.

Nous sommes dans un quartier multi-culturel, ce qui est plus que chouette, et garantit une grande ouverture d'esprit pour notre enfant, on ne pouvait rêver mieux : italiens, indiens, finlandais, mexicains, neo-zelandais, chinois, francais, pakistanais, australiens... bref, toutes les cultures et toutes les religions y sont représentées.

La crèche a donc pour difficile mission de s'adapter à tous les goûts, en plus de respecter les religions et modes de vie de chacun (pas de boeuf = hindous, pas de porc = musulmans, etc); ce n'est pas une tâche facile je vous l'accorde.

Nous retrouvons donc des 'reports of the day' des plus fous: Shepherd's pie, Beans and Toast, Jumbalaya Chicken, Chili Con Carne, Chicken Curry, etc...

De quoi faire retourner nos aïeux français dans leur tombe...

C'est pratique car ca leur développe bien le palais, à ces petits - le seul problème est que nous, européens, et encore plus français, n'ont pas vraiment l'estomac ni les intérieurs assez solides pour digérer ce type de nourriture, encore moins à 18 mois !

Nous avons donc été obligés d'intervenir auprès de la crèche, un jour de ce fameux 'chicken jumbalaya', pour tenter d'expliquer - sans passer pour de gros racistes fermés d'esprit - que ce serait bien qu'il y ait aussi un menu alternatif lorsque les plats sont 'hot'.

Réponse de la crèche - j'adore - 'Ah bon? mais il n'aime pas le chicken votre fils ?'
'Euh non non ce n'est pas ça... c'est plus disons, euh les épices quoi, c'est un peu trop, comment dire...exotique pour lui, à son jeune âge... Nous on adore hein, on mange tout le temps indien, thaï, etc, mais lui est encore trop petit !'

Pfiou c'est a peu près passé même si je soupçonne qu'on nous surnomme maintenant « les saletés de français qui pensent avoir la meilleure cuisine du monde ».

Tant pis, on assume, au moins je n'ai plus les larmes de mon petit lorsque je le récupère le soir, la fesse rouge écarlate !

Ah qu'est ce qu'il ne faut pas faire quand on est maman...

Friday, 20 May 2011

Y a t'il des DSK à tous les coins de rue ?

Le thème est peut-être un peu hors-sujet par rapport à notre blog (sauf si l'on découvre rapidement l'existence d'enfants cachés du vilain bonhomme, ce qui ne serait pas étonnant...) MAIS voila: ce sujet passionne, et est en plein coeur de l'actualité, alors difficile de résister à la tentation !

Au-delà des polémiques sur son jugement, et sur la façon dont nous - français - traitons ce genre de cas, la question qui inquiète le plus - a mon humble avis - est celle-ci: faut-il se méfier de tous les hommes ? Ou en tout cas, de tous les hommes au pouvoir ?

Est-ce que nous femmes devenons aussi 'mentalement dérangées' par le succès et la célébrité ?
Oui bon la-dessus effectivement, on a quelques exemples pas jojo a la Britney Spears ou Lindsay Lohan, qui démontrent par A + B que la célébrité ne fait pas bon ménage avec le maintien d'un esprit sain.

Mais a-t-on déjà vu une femme au pouvoir abuser de son statut pour assouvir ses fantasmes sexuels ? A ma connaissance... non.

C'est donc ce mélange dangereux de testostérones + pouvoir qui crée des monstres sexuels, chez des individus pourtant très intelligents, très bien éduqués et à des postes-clés - qui ne peuvent apparemment plus se maîtriser, lorsqu il s agit de leurs pulsions, en connaissant pourtant bien les conséquences vitales sur leur carrière, réputation, famille et même sur leur propre vie.

A un plus petit niveau, j ai pu remarquer que par exemple, dans le monde du travail, certains (pas tous, OUF!) aiment cette sensation de se savoir puissant, d'avoir autant de gens dépendant d'eux, et de pouvoir en jouer, en se comportant soit comme un macho, soit comme un dragueur invétéré avec les femmes, en faisant des petits allusions ou réflexions ultra déplacées, et plus si affinités - ou si l'occasion se présente - j en suis certaine.

Se croient-ils tout puissant et a l'abri des répercussions (''elle n'osera jamais aller aux RH se plaindre'') ?
Ou simplement, ont-ils besoin de plaire à toutes et de se sentir aimés ? désirés ?
Est-ce pour cela qu'ils ont tout fait pour en arriver là ? Est-ce pour lutter contre un gros complexe d'infériorité ou un manque de confiance évident ?

Il est rassurant de voir que d'autres en revanche n'ont pas ce trait de caractère, sont plutôt confiants en eux et pas facilement ébranlés par les tentations faciles d'abus de pouvoir... droits, honnêtes et loyaux, ceux-la, aussi rares qu'ils soient, nous rappellent que l'homme au pouvoir peut se comporter normalement, s'il met de côté ses envies, ses pulsions animales et ses désirs malsains, et ne laisse la porte ouverte a AUCUN débordement, aucun malentendu.

Mon conseil: ne rentrez pas dans le jeu du mâle au pouvoir que vous sentez prêt a dévier a tout moment, soyez stricte, professionnelle et droite, et s'il y a le moindre écart, alertez immédiatement quelqu'un, avant que cela ne s'empire...

Ne nous laissons pas impressionner par les hommes puissants ! Ils cachent toujours une faiblesse derrière leur masque...

Article intéressant a ce sujet: http://www.lefigaro.fr/sante/2011/05/21/01004-20110521ARTFIG00002-certains-seducteurs-n-acceptent-pas-la-resistance.php

Friday, 6 May 2011

Toi aussi, tu te sens has been? Appelle-moi...

A la veille de mes 31 ans, j'ai pris un petit 'coup de bambou' dans la tête - comme dirait ma copine de Martinique - je suis à présent complètement HAS BEEN.

Les faits: mes charmantes collègues sont toutes sorties hier soir pour l'enterrement de vie de jeune fille de l'une d'elles, et personne ne m'a proposée... 'Oh on pensait que tu pouvais pas, avec le bébé et tout ca...' ou 'Oh mais ça te saoule pas ce genre de trucs???'

NAN j'adore! Proposez-moi des soirées bidons et ringardes, je kiffe... et ça me manque.

Ca fait mal... quand on pense qu il y a 3 ans à peine, j étais invitée à toutes les soirées branchées de Londres, faisais partie des mailing lists de tous les bons plans, et avais un carnet d adresses bien rempli - certes de gens peu proches, mais qui savent faire la fête - comment ai-je pu changer autant ?

La réponse est simple pourtant: je suis devenue maman.
Aux yeux des jeunes fashionistas branchés de Londres, ca équivaut à peu près à avoir la Lèpre tuberculoïde...

Depuis combien de temps n'ai je pas passé un vendredi soir chargé au Pub avec mes collègues ?
Depuis combien de temps ne suis je pas allée danser en boite ?
Depuis quand n ai je pas fait une soirée improvisée, ou tout peut arriver?
Depuis quand ne me suis-je pas coucher à 4h du mat ou plus (sans l'aide de mon petit) ?

Heureusement, il me reste mes copines mamans, qui sont dans la même situation que moi... du coup on fait des soirées entre nous et on critique ces jeunes donzelles d'une vulgarité sans nom! C'est triste la jalousie...

Alors petite clarification, OUI on aime encore sortir, OUI on veut boire et raconter des trucs débiles et NON on ne parlera pas de nos progénitures qui vomissent ou font leurs dents, promis!

Et merci aux copines célibataires qui comprennent ça et continuent à nous traiter comme des femmes / copines et non juste comme des mamans ! Sur ce, c'est l'heure du Friday night drink...

Monday, 18 April 2011

London Marathon 'By Night'

Chaque année, je suis fascinée par le Marathon de Londres: comment ces milliers de gens (dont ma belle-mère à 61 ans... respect) font-ils pour courir pendant 3h (ou plus) sous la chaleur afin d'arriver au bout des 42km de la victoire, oui oui 42km; déjà quand j en fait 5 je suis TROP fière; cela me parait juste impossible.

Habitant en plus juste derrière le Tower Bridge, lieu de passage mythique, nous entendons les foules encourager les coureurs toute la journée, et surtout les 40 hélicos dans le ciel qui se relaient pour filmer ces moments historiques.

Flemmards et agoraphobes comme nous le sommes, nous le regardons à la TV, c'est plus cool...
Le jeu est de voir quelqu'un de notre entourage qui y participe, ou simplement nos stars anglaises préferées : Richard Branson ou encore Gordon Ramsay; ou de voir les costumes les plus délirants et plaindre les coureurs qui doivent porter une giraffe de 10m de haut ou un costume en fourrure sous les 28 degrés du jour.

Ce qui m'impressionne le plus, c'est le nombre de 'charities' pour lesquelles les gens courent - au total près de £50 millions sont récoltés chaque année, grâce à l'évènement, et ce pour tout type de charity : cancer research, enfants malades, handicapés, animaux en voie de disparition, amnesty international. unicef, etc: plus de 100 associations au choix! Les anglais sont très portés sur l'humanitaire, cela fait chaud au coeur, et on devrait en prendre plus de la graine chez nous.

Nous attendons aussi avec impatience de voir quel Kenyan (puisque c'est toujours des kenyans) gagnera avec brio cet exploit; cette année, nouveau record: Emmanuel Mutai a gagné la course en seulement 2:04:40; soit l'équivalent de 10km pour moi; ils n ont même pas l'air fatigué à l'arrivée, des surhommes !

Bref, ce matin en me levant, je me suis aussi sentie une sur-femme, tel cet Emmanuel Mutai - à mon niveau - après le 'marathon de la nuit' que mon fils vient de me faire passer, et j'y suis arrivée sans m'énerver ! Un record.

Une nuit que je pensais être récuperatrice après un samedi soir bien chargé, s'est transformée en cauchemard... déjà j'ai mis 1h à m'endormir, trop de choses en tête, puis une fois cela fait, me suis reveillée vers 2h pour aller aux toilettes (merci la tisane...) BAM sommeil cassé a coup sur.
1h plus tard, quand mes paupières se ferment enfin, j entends un hurlement dans la chambre d'a côté: petit cauchemard de l'enfant, qui ne voudra pas se rendormir de toute la nuit, même en le prenant dans notre lit...

Ce matin, 'réveil' a 6h, tous la tête dans le pâté, préparation pour la crèche, puis moi, petit-dej, check list des trucs a ne pas oublier, puis départ et arrivée au boulot a 8h30 pétantes !

Les yeux moyennement en face des trous, mais j'ai réussi à surmonter cette nuit marathon alors moi aussi, je me félicite de mes exploits !

A chacun ses petites victoires personnelles... allez sur ce, j ai décidé d'aller au sport tous les jours de la semaine, ca a au moins cet effet la de positif sur moi, le marathon.

Wednesday, 30 March 2011

Nos mères, ces héroïnes

''Dieu ne pouvait pas être partout, il créa donc les Mamans.''


A l'approche de la Fête des Mères (anglaise), on voit en ce moment beaucoup de pubs pour offrir le plus beau cadeau à sa maman... encore une fête commerciale, certes, mais certainement plus justifiée que la St Valentin, car les mamans, c'est pas souvent qu'on les fête et qu'on les remercie.


Alors voici l'occasion d'honorer nos mamans, qui nous ont montrées l'exemple tant de fois.


Une remarque que nous avons toutes, jeunes mamans d'aujourd'hui, est que nos mères étaient 100 fois plus courageuses à leur époque que nous le sommes aujourd'hui.


Combien de fois j ai dit à ma maman: 'je t'admire pour la vie que tu as,  je n'aurai jamais pu en faire autant...'


Elles ont élevé leurs enfants et gérer une carrière de main de maître; sachant que les pères étaient souvent plus absents à l époque et aussi qu'ils étaient moins impliqués dans les tâches quotidiennes en tout genre: il s'agissait encore du modèle patriarcal.


Elles ont vécu de rudes épreuves, ont monté leur boite très jeune, ont tout quitté pour suivre leur mari en terre inconnue, ne voyageaient que très rarement, et ce toujours la tête haute et sans jamais se plaindre!


Nous: notre mari part en business trip 2j, et on leur en veut pendant des semaines, on a mal au dos: vite un massage! Il fait une soirée entre potes et le lendemain c'est nous qui sortons avec des copines, car oui, il faut bien une certaine égalité dans le couple! Sinon on a l air ringard...


Mais qu'est ce qu'il fait que notre génération est moins résistante et que la moindre contrainte devient un drame que nous devons exposer au monde entier?


QUELQUES ÉLÉMENTS DE RÉPONSE :


- Nous sommes certainement plus habituées au confort ces jours-ci (accouchement 'facilité', aides pour nos bambins, moyens médicaux et financiers)
- Les moyens de communication sont tels aujourd'hui qu'il est facile de communiquer nos angoisses, nos peurs et nos soucis (cf ce blog... pour exemple)
- Nous sommes une génération ou l'assistanat domine, du coup on y a pris goût!
- Nous avons plus de moyens, notamment de nous faire respecter en tant que mère grâce aux lois qui nous protègent (travail, vie sociale, etc)
- Nous avons cette pression sociale du nouveau modèle de famille ou les tâches sont à 50-50%, a la fois plus de liberté, mais aussi plus de contraintes 
- On a eu accès aux mêmes choses que nos maris: le droit d'étudier, de travailler et bien gagner sa vie, de choisir quand on voulait un enfant, de sortir, boire, faire la fête, etc... du coup on est beaucoup plus exigeantes que nos mamans, notamment envers nos maris
- On récolte les fruits de tous leurs combats pour la liberté des femmes: c'est un acquis pour nous, alors qu'elles ont trimé pour y arriver
- Elles sont plus relax et ouvertes que ne l'étaient leur mère à elle, pour qui le rôle de la femme était de rester a la maison et élever des enfants; c est donc un soutien permanent que nous avons de leur part.


Et une chose est vraie: on ne se rend compte de toutes ces choses que très tard, et d'autant plus lorsque nous aussi on devient maman!


C'est dommage, mais d'un autre côté, cela rapproche quand on passe cette étape.
Et c'est toujours mieux que de ne jamais le réaliser.


Alors, prenons plus exemple sur elles, et soyons nous aussi un peu courageuses.
Et disons surtout un grand MERCI pour tous leurs sacrifices de femme qui fait qu'on en est la à ce jour, et qu'on peut mener une vie équilibrée et heureuse!


A NOS MAMANS CHÉRIES ET COURAGEUSES.



Sunday, 20 March 2011

La place du couple

Je suis actuellement entrain de lire, lors de mes vacances en montagne - fort sympathiques, reposantes, et sans enfant - le dernier ouvrage d'E. badinter: 'Le conflit, la femme et la mère'.

Récit regroupant toutes les études et ouvrages récents au sujet de la femme et son enfant, le couple, la place du père dans la famille et l équilibre entre être mère et être femme.

Beaucoup d'avis différents, certains tellement extrêmes et idiots (notamment au sujet de l'allaitement) qu il ne vaut même pas la peine d'en parler.

Un sujet pourtant m'a particulièrement marquée, c est le rôle du père dans la famille, ainsi que la place du couple après l arrivée d'un enfant.

Pour certains, le père a un rôle très limité dans la maternité, lisez plutôt les dires de cette charmante Edwige Antier que je ne souhaite pas rencontrer au coin de la rue: "la tendance des 'nouveaux pères' qui s'impliquent presque autant que la mère dans l éducation du bébé est ridicule et dérisoire. Le rôle du père est de protéger la mère."


Ou encore "le père est la les 1ers mois pour dégager la mère du travail domestique, pour jouer avec le bébé, offrir des bouquets de fleurs, garder le bébé le temps que maman aille chez le coiffeur, lui dire qu il la trouve belle... Si le père a envie de donner le biberon et de materner son bébé, il faut lui dire que c est inutile."

Bienvenue au moyen-âge, ou carrément dans le monde animal.

Quelle honte y a t il a se répartir les rôles entre père et mère?

La décision de faire un enfant est un choix commun aux 2 parents, a partir de la, si les 2 travaillent, l équilibre doit se faire aussi a la maison.

La femme a autant besoin que son conjoint de retrouver sa liberté, d'avoir du temps pour elle et de ne pas etre aliénée par son enfant; enfin il est important de retrouver rapidement une harmonie de couple avant de sombrer dans l'obsession de 'l'enfant roi'.


La romancière Eliette Abecassis dans son roman 'un heureux évènement' décrit très bien cet engrenage: "depuis que j ai un bébé, je n ai plus de vie de couple, je ne dors plus, je ne me lave plus les cheveux, je ne lis plus, je ne vois plus d amis. Je suis devenue mère, soit. Mais je ne savais pas qu une mère n était qu'une mère. J ignorais qu il fallait abdiquer tous les autres rôles, qu il fallait renoncer a la sexualité, a la séduction, au travail, au sport, a son corps, a son esprit. J ignorais qu il fallait renoncer a la vie."


Même si le descriptif est un peu extrême, il est juste. Et au risque de choquer les pro-mères-parfaites, il faut savoir être égoïste en tant que femme, pour le bien de toute la famille.

Voici mes conseils pour garder un équilibre de vie et de couple, une fois bébé arrivé:



- répartissez-vous des missions précises avec votre conjoint, et laissez lui faire des choses importantes de la vie de bébé, ex: lui donner le bain le soir, ou le coucher.
- prévoyez-vous au moins une fois par mois, une sortie en amoureux, c'est un budget, mais c'est vraiment essentiel.
- laissez-vous aussi du temps pour vous seule, une fois par semaine: soit en allant faire du sport, soit en voyant des copines, soit en faisant du shopping, vous avez besoin de respirer.
- si vous voyez que la fatigue vous pèse ou que les petites disputes de couple se font fréquentes, mettez-y un terme immédiatement en parlant.
- à prévoir aussi tous les 3 mois: quelques jours tous les deux ou même carrément 1 semaine de vacances, sans enfant: rien de tel pour recharger les batteries.
- essayez surtout de ne pas vous disputer devant l'enfant; surtout lorsqu'il s'agit de lui, c'est difficile alors le meilleur conseil que j'ai expérimenté est de chacun s'occuper de lui sans que l'autre ne s'en mêle!
- acceptez que votre conjoint ait des manières de faire différentes; même si cela vous choque ou vous semble trop brusque, dites-vous qu'il ne fait pas moins bien que vous; juste différemment et que c'est ca aussi qui enrichit votre famille et la personnalité de votre enfant.
- ne rêvez pas, quelque soit son âge, l'enfant ressent tout ce qu'il se passe autour de lui et ne supporte pas les tensions entre ses parents: c'est un source d'angoisse pour lui, donc il vous le fera payer, et la vous rentrez dans un cercle vicieux... pas très sain.
- quand ca ne va pas, que vous avez envie d'exploser, c'est simple: SORTEZ, prenez l'air, allez courir ou juste marcher, vous verrez ca marche! vous rentrerez toute zen! ou suggérez le a votre conjoint si c est lui qui bout...


EN RESUME: lâchez vous les basques dans les moments de crise; et parlez posément et franchement dans les moments de calme!